alcatraz

Alcatraz est un festival de Hard Rock/Metal situé en Belgique à Courtrai, ville de taille moyenne, proche de la frontière et à une demi heure environ de Lille.
Il peut accueillir jusqu’à 25000 personnes par jour. Des navettes régulières jusqu’à 3 heures du matin permettent de véhiculer les festivaliers et leur matériel très facilement du parking réservé (5 euros pour les trois jours si vous ne bougez pas votre voiture) jusqu’au camping situé à 5 minutes à pied du site. Le camping en lui même est vraiment correct, propre, entretenu, avec un accueil, un bar et des activités. Petit déjeuner copieux à 7€50 le matin ou buffet  (12€50) pour ceux qui le souhaitent. En revanche si comme moi, vous avez le sommeil léger, n’espérez pas dormir avant 4 ou 5 heures du matin heure à laquelle les fêtards finissent par aller faire dodo.
Le site est à taille humaine et est passé d’une scène en intérieur à ses débuts, à trois scènes aujourd’hui. La Mainstage, la Prison, est en extérieur, la Morgue et la Swamp sont sous chapiteau. Les conditions pour voir les concerts sont idéales, vous pouvez facilement être dans les premiers rangs, voire à la barrière si vous êtes patient ou réactif!
Deux gros défauts: pour vous restaurer, seule la junk food vous sera proposée et même si ce n’est pas mauvais, au bout de trois jours, fruits et légumes peuplent vos rêves! Ensuite le site est une décharge à ciel ouvert: des milliers de gobelets et de bouteilles plastiques jonchent le sol malgré la présence de poubelles, mais peu nombreuses. C’est non seulement un désastre écologique mais en plus c’est dangereux.
Et maintenant, place aux concerts…

JOUR 1 : Vendredi 9 août

Wayward Sons

Ce premier jour a commencé sous une pluie intense qui m’a fait louper Crobot, il pleut toujours lorsque commence le set de Wayward Sons mais peut importe, il y a quand même pas mal de monde pour les écouter. Un « fuck the rain » bien senti de Toby Jepson et le groupe peut commencer. Un seul album au compteur Ghost of Yet To Come, sorti en 2017 mais bientôt le second The Truth Ain’t What It Used en octobre prochain et un succès grandissant pour nos anglais. Succès mérité et leur prestation live est très énergique, le batteur Phil Martini, est vraiment bon et à mon avis la qualité du set repose en partie sur son jeu. Dans son ensemble le groupe est enjoué avec un petit plus, Sam Wood, toujours souriant. Toby Jebson est un très bon chanteur. Je passe un premier bon moment au son de de ce Hard Rock typé 70es.

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Phil Martini
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Nic Wastell
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Sam Wood
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Toby Jepson

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Aux claviers:
Dave Kemp

 

Helstar

La pluie a cessé pour la journée et je décide d’aller découvrir ce groupe que je ne connaissais que de nom. Je n’ai pas été déçue. Pratiquant à ses débuts dans les années 80 un power américain dans la lignée d’Omen, le groupe s’est depuis  orienté vers le Thrash mais ça reste mélodique et j’ai bien adhéré au set des américains. James Riveira est un sacré chanteur. Malgré les années, sa voix a conservé une belle puissance, les montées en aigu ne lui font pas peur et sont réussies.

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Garrick Smith

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James Rivera

Firewind

J’arrive en terrain connu, j’adore Firewind formé en 1998 par Gus G qui est un de mes guitaristes préférés. Cinq chanteurs se sont succédés et le dernier en date, Henning Basse (Metallium), ne fait pas honte au groupe, bien au contraire, même si je lui préfère l’emblématique Apollo Papathanasio. Henning a un chant puissant et adapté à la musique de Firewind et cela ne se dément pas en live. Il chante vraiment bien et bénéficie d’un capital sympathie indéniable. Il plaisante beaucoup, tentant de remuer un public acquis mais réservé. Gus G quant à lui nous démontre une fois de plus le guitariste exceptionnel qu’il est, assénant ses soli ultra rapides avec la virtuosité qu’on lui connait. Il se permet même de faire le pitre, jouant derrière sa tête mais décochant aussi quelques notes avec une serviette éponge placée sur le manche.  La section rythmique est rondement menée et Bob Katsionis s’occupe tour à tout de la guitare et du clavier, parfois les deux en même temps. Bluffant.
Le public se déchaîne avec la reprise musclée de « Maniac » (Michael Sembello) et le groupe tout sourire finit sur la sublime ‘Falling to Pieces ». Un set bien trop court pour moi. A noter que le prochain album du groupe sortira en 2020.

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Petros Christos

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Bob Katsionis

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Jo Nunez
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Gus G
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Henning Basse

Setlist:
Ode to Leonidas
We Defy
Head Up High
Between Heaven and Hell
World on Fire
The Fire and the Fury
Hands of Time
Mercenary Man
Maniac
Falling To Pieces

Queensrÿche

Un autre groupe que je tenais à voir.
Todd La Torre arrive casquette à l’envers et cette casquette semble marquer le temps du concert puisqu’il l’enlèvera peu après pour la remettre sur les deux derniers morceaux. Je dois avouer que le  premier titre m’a profondément ennuyée faisant partie de cette période où Geoff Tate n’avait plus d’inspiration. J’ai eu un peu peur que le set soit du même tonneau, la musique du groupe étant passée par des hauts mais aussi hélas de nombreux bas. Ouf cela n’a pas été le cas, car pour l’essentiel ce sont les titres qui ont fait le succès du groupe (ceux de la période bénie des années 80) qui ont été joués. Mais déception quand même car aucun morceau de leur dernier et très bon album The Verdict (il m’a réconciliée avec le groupe) n’a été au menu. Dommage. Todd La Torre est un excellent chanteur mais communique peu, comme l’ensemble du groupe d’ailleurs. Là aussi c’est un peu décevant, c’est propre, carré mais un peu froid.

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Michael Wilton
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Todd La Torre

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Parker Lundgren
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Casey Grillo

Setlist
I am I
NM 156
Walk in the Shadows
Queen of the Reich
Operation: Mindcrime
Jet City Woman
Screaming in Digital
Take Hold to the Flame
Eyes of a Stranger

Uriah Heep

Beaucoup les attendaient, voilà les vétérans dont Mick Box est le seul membre d’origine. Dès leur arrivée et avant même de commencer à jouer, ils en imposent, c’est la grande classe. Phil Lanzon est impérial derrière ses claviers dont le son leur rend honneur, il fait beaucoup de gestes avec les mains tel un chef d’orchestre. Il y a une énorme complicité entre les artistes qui plaisantent beaucoup entre eux et ils sont manifestement très heureux d’être là. Ils nous offrent trois titres (les premiers) de leur dernier excellent album Living the Dream, le reste du set étant essentiellement constitué des premiers opus du groupe sortis dans les années 70. Les soli de Mick Box, plus fournis en seconde partie sont un pur bonheur et la voix de Bernie Shaw toujours impeccable. Guitaristes, bassiste et chanteur bougent beaucoup, s’amusent  et les années ne semblent pas avoir de poids sur le groupe. Le public est ravi d’autant plus que Bernie lui demande fréquemment de participer.  Un set remarquable en tous points.

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Phil Lanzon
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Mick Box
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Bernie Shaw
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Russel Gilbrook (batterie)
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Davey Rimmer

Setlist:
Grazed by Heaven
Take Away My Soul
Rainbow Demon
Gypsy
Look at Yourself
July Morning
Lady in Black
Sunrise
Easy livin’

Saxon

En final de cette première journée à la Prison, arrivent ceux qui furent parmi les pionniers de la NWOBHM, Saxon. Du line up original restent Paul Quinn et Biff Byford. Un Biff qui à 68 ans n’a rien perdu de sa superbe, car même si la voix a pris un coup et c’est normal, elle reste juste et puissante. Pour ce set, le groupe a choisi de passer en revue l’ensemble de sa carrière, riche de 22 albums studio,  avec les titres qui ont fait le succès du groupe jusqu’au dernier album Thunderbolt. Doug Scaratt qui aura les cheveux dans les yeux durant tout le set, n’est pas avare de soli et forme un trio du feu de Dieu avec Paul Quinn et Nibbs Carter. Quant à Nigel Glockler, sa frappe remarquable se fait prioritaire sur les morceaux les plus lourds. Moment d’émotion quand le groupe rend hommage à Lemmy et Motörhead avec ce titre en leur honneur, »They Played Rock and Roll ».

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Paul Quinn (à gauche)
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Nigel Glockler
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Doug Scaratt

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Biff Byford
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Nibbs Carter (à gauche)

Setlist:
Motorcycle Man
Battering Ram
Wheels of Steel
Strong Arm of the Law
Denim and Leather
Thunderbolt
Backs to the Wall
They Played Rock and Roll
The Eagle Has Landed
Battalions of Steel
Dogs of War
Solid Ball of Rock
And the Bands Played On
To Hell and Back Again
Power and the Glory
Heavy Metal Thunder
Crusader
747 (Strangers in the Night)
Princess of the Night

JOUR 2 : Samedi 10 août

Flotsam And Jetsam

Première et unique grosse déception de ce festival, pour moi. Flotsam And Jetsam fait partie de ces quelques groupes de Thrash que j’aime bien sur album, notamment grâce à son chanteur Eric Knutson dont je trouve la voix particulièrement agréable pour le style. Je tenais donc à les voir en live.
Mais là, j’ai trouvé le son assez mauvais, sans doute parce que c’était sous tente et qu’il y avait beaucoup trop de basses rendant les  instruments dont la guitare lead et le chant quasiment inaudibles. Même « Demolition Man » que j’adore et qui est un titre phare du dernier très bon album The End of Chaos, a perdu tout son relief. Par ailleurs, un nombre conséquent de slameurs gâchait tout, la sécurité passant son temps à les récupérer, il était parfois impossible de voir les musiciens. Je n’aime pas les slameurs.
Je n’ai donc eu aucun mal à quitter la fin du set avant la fin, d’autant plus qu’il se terminait au moment où débutait celui d’ U.D.O. que je ne voulais absolument pas louper.

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Steve Conley
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Michael Spencer
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Eric A. « A.K. » Knutson

U.D.O.

Sans conteste, un des mes meilleurs moments de ces trois jours. Car le petit monsieur en treillis est encore sacrément en forme! 67 ans, mais l’ex frontman d’Accept tient encore vraiment bien la route! Sa voix éraillée si caractéristique à certes vieilli et les aigus ne sont plus ce qu’ils étaient à la grande époque, d’ailleurs il s’y essaye à grand mal entre deux titres, mais le chant garde puissance et justesse. Ses musiciens sont très mobiles sauf le batteur évidemment qui n’est autre que le fils d’Udo. Et il frappe Sven! De cette rythmique lourde et typique fréquemment en mid tempo des compositions d’U.D.O. et aux forts relents Acceptiens. Alliée à la basse bien présente de Tilen Hudrap, le son est martial et fait des merveilles.
Beaucoup de bonne humeur tout au long du show, les guitaristes, qui balancent des riffs et soli très efficaces sont très complices et ont le sourire jusqu’aux oreilles, c’est agréable.

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Udo Dirkschneider
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Fabian Dee Dammers

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Sven Dirckschneider (batterie)

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Andrey Smirnov (à droite)
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Tilen Hudrap

Thin Lizzy

Alors qu’on se le dise une bonne fois pour toutes, il ne s’agit pas d’un tribute band, mais bel et bien de la dernière formation live du groupe formé en 1969 par le chanteur Phil Lynott et le batteur Brian Downey. Il faut dire qu’entre dissolutions et changements de line-up, il est normal de s’y perdre. Cette reformation compte tout de même Scott Gorham (dans le groupe depuis 1974) et Darren Wharton qui y fait des allers-retours depuis 1980. Leur légitimité est indiscutable. Pour le reste du line-up, du beau monde puisque Damon Johnson outre une carrière solo assez riche, s’est illustré auprès de nombreux artistes tels qu’Alice Cooper par exemple. Le bassiste Troy Sanders joue également pour Mastodon et le batteur Scott Travis fait partie de Judas Priest depuis 1989. Ricky Warwick dont la voix ressemble beaucoup à celle de Phil Lynott est un excellent chanteur qui compte pas mal d’albums solo et une carrière longue comme le bras.  Sous ce nom, le groupe ne se produit qu’en live puisqu’il s’agit avant tout de rendre hommage à Phil Lynott et aux heures de gloire de Thin Lizzy. Formé Par Scott Gorham, Black Star Riders (Ricky Warwick, Damon Johnson, Robbie Crane, Chad Szeliga, Scott Gorham) est la version moderne de Thin Lizzy et a sorti 3 albums, le 4ème sortira en septembre.
Le set est un sans faute. Inutile de dire que le talent des musiciens et chanteur est incontestable. Ricky porte les titres avec aisance et émotion. Au moment de la présentation des membres du groupe, il ne manquera pas d’ajouter un mot pour Phil mais aussi Gary Moore. le public lui en est reconnaissant. Alors certains diront que sans Lynott, ça ne vaut pas la peine, moi je dis que si. C’est un vrai plaisir que ces titres qu’on a tellement aimés puissent avoir une nouvelle vie, d’autant plus que beaucoup de jeunes étaient dans le public et cerise sur le gâteau semblaient connaître les textes!
Un regret pour moi, pas de morceaux joués de mes deux albums préférés Renegade et Thunder and Lightning.

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Ricky Warwick
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Scott Gorham
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Darren Wharton
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Damon Johnson
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Troy Sanders

 

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Setlist:
Jailbreak
Are You Ready
Do Anything You Want To
Cold Sweat
Don’t Believe a Word
Waiting for an Alibi
Emerald
Got to Give It Up
Rosalie (Bob Seger cover)
Killer on the Loose
Róisín Dubh (Black Rose): A Rock Legend
Cowboy Song
The Boys Are Back in Town
Whiskey in the Jar ([traditional] cover)

Avatar

Voilà un groupe que je connais peu, j’aime bien les derniers albums mais sans pour autant être fan. A vrai dire je ne savais pas quoi attendre de ce concert si ce n’est et ça je le savais que j’avais affaire à d’excellents musiciens. Bon, il est clair qu’ils suscitent un engouement certain puisque la fan base maquillée squattait la barrière depuis quelques concerts déjà (concerts dont certains se foutaient éperdument d’ailleurs!).
Ce qui m’ a poussée à assister à leur show, c’est que le groupe (qui se produit pour la 3ème fois à l’Alcatraz) enregistrait son live et je me disais que ça allait sans aucun doute être très pro.
Bien m’en a pris car ce concert fait partie des meilleurs que j’ai vus durant ces trois jours! Un groupe à voir absolument en live, car c’est un vrai spectacle (pyrotechnie et misique) que les suédois nous ont offert. Johannes Eckerström est un frontman réèllement charismatique et chante aussi bien en voix death que claire. C’est aussi un sacré showman qui bouge beaucoup et joue véritablement un rôle dans une mise en scène travaillée de bout un bout (au point que ça manque tout de même de spontanéité).
Un joyeuse bande de doux dingues à l’aspect freak show annonce l’arrivée du roi Kungen (interprété par le guitariste Jonas « Kungen » Jarlsby) de l’album conceptuel Avatar Country. Il salue longuement le peuple d’Avatar, à savoir le public et le concert peu commencer.
Musicalement, ça passe du Death Mélo au Heavy à la musique de fanfare ou de cirque, le tout étroitement imbriqué. Les fans dont certains frôlent l’idolâtrie sont en extase devant le jeu de scène de Johannes (qui nous offrira également un beau solo de trombone à coulisse), invectivant « le peuple » avec son personnage à moitié fou et cynique et se livrant à de nombreux monologues (dont un bien trop long à mon goût). Tous les membres du groupe changeront 3 fois de costumes. Le concert se terminera par le salut du roi sur son trône et un beau feu d’artifice. Un régal.

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Johannes Michael Gustaf Eckerström

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Setlist:
A Statue of a King
Hail the Apocalypse
Paint me Red
King’s Harvest
Bloody Angel
The Eagle Has Landed
For the Swarm
Ready for the Ride
Get in Line
Tower Puppet Show
King After King
Smells Like a Freakshow
Glory To our King
The King Welcomes You to Avatar Country

JOUR 3 : Dimanche 11 août

Anvil

Si je devais décerner une palme de la déconnade ce serait certainement à ces trois gars. Ravis d’être là en ce troisième jour de fest, ils le font savoir. La banane jusqu’aux oreilles, Lips rit tout le temps et Chris Robertson ne se prive pas de faire l’andouille. Les deux se poursuivent sur la scène, et se « chamaillent » constament, ce qui ne les empêchent pas de nous délivrer un set efficace fait de leurs titres les plus populaires. Un Heavy oldschool, sans prétention mais qui met de bonne humeur.

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Robb Reiner (batterie)
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Lips

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Chris Robertson

Setlist:

March of the Crabs
666
Ooh Baby
Badass Rock ‘n’ Roll
Winged Assassins
Mothra
Bitch in the Box
Metal on Metal

Metal Church

Je ne suis pas fan, loin de là mais je voulais voir ce que donnait le groupe en live. Alors objectivement, le Heavy/Thrash de Metal Church ne m’a pas conquise même si je reconnais un sacré talent aux membres du groupe. Mike Howe est un chanteur énergique, mais bon ce n’est pas ma tasse de thé. Ce n’est qu’une affaire de goût.

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Kurdt Vanderhoof
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Steve Unger

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Rick van Zandt
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Mike Howe

Setlist:

Damned If You Do
Needle and Suture
Badlands
Start the Fire
Beyond the Black
By the Numbers
Fake Healer

Sacred Reich

Là encore, je n’ai pas été convaincue, décidément le Thrash est un genre qui à du mal à passer chez moi. Pour autant je n’ai pas trouvé le set désagréable, notamment grâce à la prestation de Joey Radziwill. Du haut de ses 22 ans, ce jeune guitariste délivre un jeu aussi véloce que percutant et nul doute que s’il continue sur cette lancée on devrait entendre davantage parler de lui d’ici quelque temps. En tout cas sa carrière se profile sous les meilleurs auspices.
Le groupe sort Awakening, son premier album depuis plus de vingt ans, ce mois d’août.

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Joey Radziwill

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Phil Rind
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Wiley Arnett

Setlist:

The American Way
Death Squad
Awakening
Free
Who’s to Blame
Independent
Ignorance
Divide & Conquer
Love…Hate
Manifest Reality
Surf Nicaragua

Rose Tattoo

Angry  Anderson mesure 1,56 mais c’est un grand qui dégage une énergie de dingue. Il a beau avoir 72 ans, à le voir on se rend compte que sans lui Rose Tattoo ne serait que l’ombre de lui même comme tant d’autres groupes dont la légende repose sur leur frontman. Quel personnage! Il est vraiment habité, semblant en transe à chaque morceau et quelle voix encore! Les plus grands titres du groupe, des intemporels défilent sans qu’une once d’ennui ne guette le public. Il faut dire que pour cette énième formation notre chanteur s’est entouré d’un line – up de rêve: Mark Evans et Bob Spencer respectivement ex-AC/DC et ex-The Angels. Ajoutés à Dai Pritchard et Jackie Barnes qui n’est autre que le fils de Jimmy, il y a pire! Tous ensemble jouent leur Hard Rock Blues à l’australienne dans un set qui ne laisse aucun répit au spectateur. Ca groove, ça balance et ça te fiche The Claque dans ta face! Mais alors qu’est ce qu’il peut cracher Angry! Et toujours la bouteille à la main ou pas loin en tout cas!
Superbe moment qui va me rester longtemps en tête!

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Gary Stephen « Angry » Anderson
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Dai Pritchard

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Mark Evans et Bob Spencer

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Jackie Barnes (batterie)

Powerwolf

Vus l’an passé à la Hard Rock Session de Colmar, c’est avec plaisir que j’attendais de revoir ce groupe que j’apprécie. Mais là, youpi, barrière!
Le maître de cérémonie ici c’est le claviériste, Falk Maria Schlegel. Quand il ne joue pas, il est partout! Il motive un public acquis, porte l’étendard du groupe et parle beaucoup, tout comme Attila. Car ça c’est leur truc à Powerwolf, s’amuser avec la foule et même si c’est calculé c’est un vrai plaisir, car parfois le jeu leur echappe. Comme lorsqu’ Attila nous fait le coup du « repeat after me » avec l’air d’ « Armata Strigoi » mais que personne ne s’arrète de chanter lorsqu’il le demande, ou encore quand il se met à bafouiller, donnant ainsi plus de naturel à un show bien huilé.
Le feu brûle souvent sur la scène et la sécurité à chaud aux fesses! Les Greywolf prennent la pose, changeant souvent de place et la guitare de Matthew étincelle. Attila est impeccable (il est chanteur d’opéra de formation) et se lance souvent dans des concours de vocalises (le fameux « repeat after me ») avec la foule et plaisante beaucoup avec Falk Maria. Un très bon moment encore une fois en partie gâché par les p… de slameurs qui arrivaient de tous côtés en flot quasi continu. je n’aime pas les slameurs (ah bon je l’ai déjà dit?)

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Matthew Greywolf
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Attila Dorn

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Falk Maria Schlegel
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Roel Van Helden
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Charles Greywolf

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Setlist:

Fire and Forgive
Army of the Night
Incense & Iron
Amen & Attack
Demons Are a Girl’s Best Friend
Armata Strigoi
Blessed & Possessed
Resurrection by Erection
Werewolves of Armenia
We Drink Your Blood
Wolves Against The World

Avantasia

Point d’orgue de cette dernière journée, le très attendu Tobias Sammet et son superbe projet Avantasia entre en scène. Il me tardait de le voir car j’adore Avantasia. Même si j’étais assez mal placée avec un cameraman en plein dans mon champ de vision, j’ai trouvé le spectacle très bon. Tobbias fait le show, courant, se déplaçant sans arrêt et en phase avec tous les artistes, attentif à chacun. Il joue aussi beaucoup avec la caméra, car notre Tobby aime beaucoup la caméra! Les duos qu’il forme avec les vocalistes sont vraiment beaux et il sait aussi s’effacer pour laissser les autres entrer dans la lumière. Un Jorn Lande volubile et qui occupe l’espace un peu plus que les autres tant il en impose , Bob Catley, plus discret mais généreux même si le chant a pris un coup. Les filles, Adrienne Covan et Ina Morgan chantent admirablement avec un coup de cœur pour Adrienne qui manie aussi bien le growl que le chant clair. D’ailleurs elle sera la vocaliste de l’album de Sascha Paeth, Sascha Paeth’s Masters Of Ceremony, qui sortira le 13 septembre prochain. Sascha quant à lui, nous offre de beaux moments de guitare. Mais je crois que celui qui surpasse tout le monde, c’est Geoff Tate. Il m’a scotchée car sa voix n’a pas faibli bien au contraire. Il y met toujours autant d’émotions, d’ampleur et pas une seule faiblesse. Par contre j’ai moins aimé les morceaux avec Eric Martin, je ne sais pas pourquoi et je préfère nettement « Dying for an Angel » avec Klaus Meine, rien à voir, pas la même émotion. Mais bon de manière globale c’est parfait, il n’y a rien à dire.
Voir tout ce beau monde réuni sur la même scène est un vrai bonheur qui une fois encore se termine par un feu d’artifice et une pluie de confettis.

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Tobias Sammet
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Geoff Tate
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Herbie Langhans
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Eric Martin
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Jorn Lande (à droite)

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Setlist:
Symphony No. 9, Op. 125 (Ode to Joy) (Ludwig van Beethoven song)
Ghost in the Moon
Book of Shallows (with Herbie Langhans and Adrienne Cowan)
The Scarecrow (with Jørn Lande)
Lucifer (with Jørn Lande)
Reach Out for the Light (with Oliver Hartmann and Ina Morgan)
Alchemy (with Geoff Tate)
Invincible (with Geoff Tate)
The Story Ain’t Over (with Bob Catley)
Dying for an Angel (with Eric Martin)
Twisted Mind (with Eric Martin and Geoff Tate, without Tobby)
Let the Storm Descend Upon You (with Jørn Lande and Oliver Hartmann)
Mystery of a Blood Red Rose (with Bob Catley)
Lost in Space

Voilà, mon premier Alcatraz se termine et ce ne sera pas le dernier, c’est sur!

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