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Les savoyards de Blackrain sont de retour trois ans après le réussi Released. Malgré les déceptions (la timide promotion de Sony sur It Begins a fait des dégâts), les finalistes de « La France a un incroyable talent » persévèrent.  C’est Chris Lanney, le producteur des premiers méfaits du groupe qui remplace Jack Douglas aux manettes. Le line-up reste stable et les savoyards restent fidèles à la musique qui les fait saliver. « Dying Breed » attaque les hostilités d’entrée avec un na,na,na pas très subtil certes mais que c’est contagieux ! Les guitares sont acérées et la rythmique imprime un rythme d’enfer à ce titre. Swann est égal à lui-même et c’est un vrai régal. Comme d’habitude avec Blackrain, la mélodie et le refrain sont facilement assimilables. « Hellfire » durcit le ton avec un hard-rock plus brut, les guitares se font plus sauvages et ce titre est très agréable à écouter. On reste sur le même tempo avec le très bon « Blast Me Up », un titre qui devrait faire des ravages en live. Le refrain est redoutablement efficace et il risque de s’incruster au plus profond de votre subconscient. Si l’originalité n’est pas le point fort des savoyards, l’efficacité est elle au rendez-vous et c’est tout ce que je leur demande. Une basse imposante annonce « Nobody Can Change », un titre bien rentre-dedans ou Swann fait étalage de tout son talent. Les changements de tempo passent comme une lettre à la poste et les guitares sont toujours aussi rageuses, MERCI Messieurs ! Un appel à aimer BlackRain suit avec « Like Me », pas de soucis j’aime votre musique simple et efficace. Le groupe semble s’éclater et c’est franchement contagieux, comment résister à ces parties de guitare ou à ce refrain fédérateur ? La sacro-sainte ballade mielleuse déboule avec « All Angels Have Gone », un titre plus que classique mais bien envoyé.  Dommage que nos chères radios françaises ne jurent que par le rap car ce titre pourrait être une excellente rampe de lancement pour ce groupe. « We Are The Mayhem » lorgne ouvertement vers Bon Jovi avec un refrain qui me fait penser irrémédiablement à « You Give Love A Bad Name », un titre efficace mais en deçà des titres précédents. « Rock Radio » enchaîne lui aussi avec quelques réminiscences bonjovienne, les chœurs féminins sont agréables et ce titre s’avère très agréable à écouter. « Public Enemy » est bien plus dur avec ses guitares agressives et sa rythmique imposante, Blackrain sort des sentiers battus et c’est une franche réussite. Les savoyards exploitent un de leurs point-forts avec un refrain plus que redoutable. L’album a débuté par Na,Na,Na  et il se clôture par un Ho, Ho, Ho tout aussi accrocheur, le dernier titre de cet opus est un modèle d’efficacité et c’est un excellent bouquet final. La version numérique comprend deux titres supplémentaires dont l’excellent « Jenny Jen », un titre doté d’un refrain plus qu’accrocheur et dopé par des guitares aussi mordantes qu’un pit-bull enragé. L’autre titre bonus est une reprise de « Ça Plane Pour Moi », cette reprise est-elle vraiment utile ? Pas vraiment mais j’ai bien aimé, ce tube des années 80 passé à la moulinette Blackrain passe très bien à l’écoute. Le groupe s’est amusé et ça se ressent, un titre qui risque de finir régulièrement en rappel lors des concerts.

Ce nouvel opus de Blackrain est une vraie réussite et je croise les doigts pour que le groupe savoyard atteigne enfin les sommets.

Ma Note 18/20

Tracklist:
01. Dying Breed – 3:50
02. Hellfire – 4:05
03. Blast Me Up – 3:40
04. Nobody Can Change – 4:19
05. Like Me – 3:44
06. All Angels Have Gone – 4:11
07. We Are The Mayhem – 3:31
08. Rock Radio – 3:34
09. Public Enemy – 3:58
10. A Call From The Inside – 4:24

Musiciens:
Frank F: Batterie
MatH: Basse
Max 2: Guitares
Swan: Chant / Guitares

Label: Steamhammer/SPV

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