993601-678x678Devil’s Gun est un groupe de heavy-métal fondé en 2012 par Emil Holmstrom et Frederik Johansson du coté de Växjö (Suède), le groupe commence vraiment à tourner en 2014 après que le lin-up se soit stabilisé et aussi qu’il ait trouvé sa voie. En effet, les suédois ont essayé plusieurs styles de hard-rock avant de choisir le heavy-métal avec comme influences principales Accept, Airbourne et Motorhead. Sing For The Chaos est leur deuxième album. Les influences du groupe ne pouvaient qu’attirer mon attention et je jette donc une oreille attentive sur ce disque. Le premier titre « Killer Machine » me saute à la figure d’entrée ! Un heavy-métal aussi mordant qu’un pit-bull enragé qui semble tout droit sorti d’un des premiers albums d’Accept avec un vocaliste qui a la même voix qu’Udo, une rythmique assez lourde et des riffs de guitare tranchants et ce n’est pas « Tear Down The Wall » qui me fera dire le contraire. Les suédois ont été nourris au Accept dés le plus jeune âge et ça s’entend avec ce Joakim Hermansson qui pourrait être sans aucun souci la doublure voix d’Udo et la musique pratiquée par le groupe, les chœurs virils apportant encore plus de ressemblances avec les allemands. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’un plagiat mais un peu à l’image de Airbourne, d’une fascination de ces jeunes musiciens pour leurs ainés. « To The Devil » est un mix assez improbable entre Airbourne et Accept, une mélodie assez simple typiquement australienne allié à une certaine technicité notamment au niveau des riffs de guitare et ce qui aurait pu être une bouse de première classe se révèle être une excellente surprise. Un riff de guitare assez agressif annonce « Lights Out », un titre un peu plus lourd que ses prédécesseurs qui me fait penser irrémédiablement à du Accept première génération avec les cris stridents du vocaliste et l’efficacité des refrains repris par des chœurs virils. Un titre franchement agréable à écouter qui est suivi par un « Sing For The Chaos », un titre mené de main de maître par la rythmique avec notamment la frappe de mule du batteur avec une guitare sèche en fin de titre qui allège l’ensemble assez agréablement. On oscille entre tempo lent et rapide et c’est une vraie réussite.  Je me prends la décharge fatale avec le pantelant « Electrical Shock », un titre d’une vélocité rare doté d’un refrain fédérateur et qui nous envoie à la figure quelques riffs de guitare assez impressionnants. « Queen Of Destruction » déboule dans mes enceintes et achève de me coller au fauteuil avec ce tempo très rapide mené de main de maître par le groupe, on est peut-être au point zéro de l’originalité mais quelle efficacité ! Changement radical de style avec « Alligator Fuckhouse » qui m’emmène directement dans les bushs australiens, un titre largement inspiré par Airbourne avec un vocaliste qui change d’intonations avec une certaine aisance.  Les suédois ont fait du métal indus et ça s’entend au début de « Bad To The Bone » mais le heavy-métal reprend vite ses droits avec une rythmique infernale et des guitaristes qui envoient des riffs aussi tranchants qu’une lame de rasoir comme d’autres enfilent des perles. « On The Road » clôture ce disque avec un heavy-métal de facture classique qui semble s’être échappé des années 80, un titre rondement mené par le combo suédois.

Chaque groupe a son Airbourne et celui d’Accept se nomme Devil’s Gun et même si certains vont crier à l’immonde plagiat, ce disque est agréable à écouter et devrait plaire aux fans d’Udo et de Accept dont je fais partie même si je ne peux que regretter le manque flagrant d’originalité de ce Sing For The Chaos.

Ma Note 14/20

Tracklist:
01. Killer Machine
02. Tear Down The Wall
03. To The Devil
04. Lights Out
05. Sing For The Chaos
06. Electrical Shock
07. Queen Of Destruction
08. Alligator Fuckhouse
09. Bad To The Bone
10. On The Road

Line-up:
Joakim Hermansson- Vocalist
Emil Holmström- Guitar
Philip Nilsson- Guitar
Fredrik Johansson- Drums
Oliver Emanuelsson- Bass

Record Label: Black Lodge Records

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