58374787_1003124153226875_5142629630745772032_nOriginaire de Münster en Allemagne, Carrie n’eut qu’une courte existence de 1983 à 1986 et n’enregistra qu’un unique album de heavy metal classique, qui n’est pas sans évoquer Warlock, en raison notamment de la voix d’Annelen qui évoque fortement celle de Doro sur plusieurs chansons. Formé par Wilfried Schneider et Uwe Starck, deux anciens Mad Max, Carrie nous offre un album sympathique, dont quelques morceaux sortent du lot, mais qui n’a pas bénéficié de suffisamment de support d’Earthshaker records, le label de Living Death et de Steeler.

Œuvrant dans un style en vogue à l’époque, Carrie explore différents motifs du metal en se basant notamment sur des riffs efficaces, comme le montrent le rythmé « The Show is Over », une petite bombe qui ouvre cet album ou le speed « The Assassin », un brûlot détonant qui emporte tout sur son passage sans nous laisser le moindre temps de répit. La section rythmique abat un travail remarquable, permettant aux guitares de soutenir la voix éraillée d’Annelen. Il en va de même pour la cavalcade « In My Own Way », une petite pépite qui donne envie de secouer la tête en cadence, mais qui souffre d’une production un peu plate. Dommage, parce que les interventions des guitaristes renvoient à Mercyful Fate plus qu’au metal allemand. Cela est évident sur l’instrumental « Dance the Wire » qui leur permet de se lâcher.

Mais le groupe est aussi capable de nous délivrer des tempos médiums qui donnent envie de secouer la tête, comme l’original « Secret Place to Hide » dont les couplets déclamés annoncent en fait le metal américain des années 1990. Annelen possède une voix puissante qui sied parfaitement au genre, tandis que les guitaristes se montrent efficients. Il en va de même avec l’hymne « We Rock The Nation » qui clôt cet opus et dont les mélodies nous entraînent. On se rend compte que ce groupe possédait un réel talent d’écriture, comme c’est le cas sur le beau « Just For One Night », agrémenté de claviers discrets mais colorés, ou sur « Heroes Never Return » qui parvient à nous tenir en haleine jusqu’au refrain. Nous avons même droit à une ballade, sur laquelle Annelen fait vibrer un peu trop sa voix et qui, à mon avis, manque sa cible.

Malgré cette petite erreur de parcours, Secrets est un album sympathique, qu’il est agréable de (re)découvrir.

Tracklisting :
1. The Show Is Over
2. The Assassin
3. Heroes Never Return
4. Dance the Wire
5. Got to Sort Myself Out
6. My Own Way
7. Secret Place to Hide
8. Carrie
9. Just for One Night
10. We Rock the Nation

Musiciens :
Annelen Middendorf – Chant
Oliver Hermanns – Guitare
Wilfried Schneider – Guitare
Jürgen Slavin – Basse
Uwe Starck – Batterie
Steffi Melz – Claviers

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