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Autant le dire de suite, je suis un grand fan de Marillion, toutes périodes confondues, même si j’avoue une préférence pour la période Fish. Le Marillion, deuxième mouture est un groupe génial et il faut juste éviter de toujours le comparer voire l’opposer à la premiere version du groupe.

Contexte: fan récemment acquis à Marillion suite au magistral Clutching at Straws, je suis dévasté par l’annonce du départ de Fish du groupe en 1988. Il n’y aura plus d’album de Marillion avec Fish ? Comment le groupe va faire sans un chanteur au charisme indéniable ? La réponse arrive vite en 1989 avec la sortie de Seasons End !

Le groupe, très malin, assume une rupture tout en conservant des références: il suffit de voir la pochette qui change des superbes dessins de Mark Wilkinson mais qui insère de nombreuses références du passé.

Le vinyle en poche (façon de parler) découvrons la musique et ce nouveau chanteur Steve Hogarth qui relève le défi.

Le premier morceau, « King Of The Sunset Town » n’est pas le meilleur mais rassure d’emblée avec une envolée à la guitare dès l’intro, avant même le chant (encore une fois très malin de commencer avec le grand Steve Rothery) et tout est en place: les solos, les claviers , l’alchimie… Il y a une évolution mais ce n’est pas la révolution !

La voix se pose et ce qui est clair c’est que le groupe n’a pas cherché un clone de Fish. La voix est donc plus posée, suave, moins puissante mais pas moins expressive. Exit aussi les textes torturées et les symboles à tiroir de Fish, inspirés par toutes sortes de substance.

Soyons clairs, l’album est une réussite et, passé la tentation de tout ramener au passé, il contient des morceaux sublimes qui resteront dans les classiques du groupe: « Easter », « The Space » ( encore joués au Royal Albert Hall l’année dernière).

« Easter » est le single de l’album et reste l’une des pièces maitresses et un must du groupe en live, engouement que je ne partage pas complètement. En terme de morceaux à progression lente et à final explosif je retiens surtout « Berlin » (qui contient du saxophone – autre innovation de l’album) et « Seasons End » ! L’album a son lot de titres plus directs et mid tempo qui constitueront les 2 autres single de album ( avec « Easter »): « The Uninvited Guest » et « Hooks In You » et qui sont très réussi. « Hooks In You » ne réitère pas l’exploit d' »Incommunicado  » ( je sais je compare !) en terme de morceau bien rentre dedans et fait assez débat. « After You », seulement sur CD est très sympa je trouve. Enfin je trouve que  « Holloway Girl » est le maillon faible de l’album.  La version remastered ajoute 2 morceaux: « the Release » sympathique et « Bell In The Sea » qui aurait du être sur l’album selon moi, tout simplement excellent.

L’album se conclut sur un magistral « The Space » dont le final ne cesse de me donner des frissons meme 20 ans après. En live l’année dernière avec un quatuor de cordes le rendu était sublime !

En conclusion, un album très réussi avec des superbes morceaux et qui pose les jalons d’une nouvelle longue et magnifique aventure avec son lot de chef d’oeuvre.

Un dernier conseil: sur la version remastered de Clutching At Straws vous retrouverez les démos enregistrées par Fish sur ce qui devait être le successeur de Clutching: très interessant d’entendre les mélodies de seasons end avec les textes de Vigil In A Wilderness Of Mirrors (1er album solo de Fish). On comprend clairement qui amenait quoi au groupe et on se prend à rêver à ce qu’aurait pu être l’album sans le split.

Titres
1. The King of Sunset Town
2. Easter
3. The Uninvited Guest
4. Seasons End
5. Holloway Girl
6. Berlin
7. After Me ($)
8. Hooks in You
9. The Space…

($) pas inclu sur le LP.

Musiciens:
Steve Hogarth: Chant
Steve Rothery: Guitare
Mark Kelly: Claviers
Pete Trewavas: Basse
Ian Mosley: Batterie
Tessa Niles: Chant

Producteurs: Marillion, Nick Davis

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