477033Le Hard Rock et le Heavy Metal ayant eu le vent en poupe dans les 80’s, il n’était alors guère étonnant de voir les maisons de disques, aussi bien les grosses majors que les multiples labels indépendants, signer des groupes à tour de bras. Et HARLET, quartette américain originaire du Michigan (de Saginaw, pour être plus précis), faisait partie de ces hordes de groupes qui se sont retrouvés sur des labels indépendants dans l’espoir éventuel de monter plus haut par la suite, ce que plusieurs groupes (qu’ils aient oeuvré dans le Thrash, le Heavy ou le Hard Rock) sont parvenus à faire.

Oui, mais pour y parvenir, encore faut il que les groupes aient suffisamment de talent, de personnalité et d’arguments à faire valoir pour attirer l’intêret des grosses maisons de disques et également des fans… En ce qui concerne HARLET, on ne peut pas dire que ce quartette se soit fait remarqué… Car sa musique renvoie sans surprise à un Heavy Metal basique renvoyant sans surprise à QUEENSRŸCHE, voire JUDAS PRIEST, LIZZY BORDEN. Et 1 an après avoir sorti un EP ayant pour titre Virgin Wings, HARLET a décidé de sortir en 1988 son premier vrai album studio dont le titre est 25 Gets A Ride.

Sorti sur un tout petit label, 25 Gets A Ride avait très peu de chance de percer dans le milieu encombré du Hard Rock et du Heavy Metal. Comme en plus, HARLET ne se détachait pas de ses influences, on peut dire que ce combo était condamné à rester cloué dans les starting blocks. La pochette de l’album aurait pu laisser croire qu’on avait affaire à un énième groupe de Glam/Hard Rock (ou de Hair Metal, selon certains). En fait, pas vraiment. Si le Heavy de facture  classique pratiqué par HARLET louchait un peu vers le Hard Rock, ce n’était pas de manière trop ostensible. En ce qui concerne les titres de cet album, euh… En fait, difficile d’en trouver un qui sorte un tant soit peu du lot. C’est triste à constater, mais c’est ainsi. Tout juste relèvera-t-on l’intro mélancolique, lugubre d’une trentaine de seconde de « Raging Eyes », le titre qui ouvre l’album. Mais dès que les riffs déboulent, on devine tout de suite vers quoi HARLET lorgne (Cf. les groupes cités dans le paragraphe plus haut). Et si le titre est assez énervé, il ne captive pas pour autant l’attention. Et pour ne rien arranger, les instruments ne sont pas synchros, quelques partie de guitare acoustique venant se greffer au milieu du titre de manière impromptue et cassant la dynamique au lieu d’apporter quelque chose de constructif. Et après ce départ manqué, les autres titres ne parviennent pas à rehausser un tant soit peu l’ensemble. On notera,à la limite, que 2 titres se démarquent un peu du reste de l’album: il s’agit de « Father », une petite ballade à la guitare sèche, mais beaucoup trop courte et expéditive pour captiver l’auditeur, et « Lit And Burning », une simili-power-ballad alternant couplets calmes avec guitares acoustiques et refrain plus Heavy, mais manquant toutefois d’envergure. 

Bon, et bien le bilan de ce 25 Gets A Ride n’est vraiment pas fameux, et c’est peu de le dire. Outre le fait que HARLET reste trop accroché à ses influences, on mentionnera que la production faiblarde du disque est un autre handicap, que tous les titres ont un air de déjà entendu, sans pour autant entretenir un tant soit peu l’illusion. Ce groupe n’avait pas assez d’arguments pour rivaliser avec les ténors, voire même les seconds et troisièmes couteaux de l’époque. Si les musiciens jouent correctement (on leur accordera au moins ça), l’ensemble manque cruellement de personnalité. On ne retient rien de ce disque et HARLET n’était peut-être pas assez affamé, pas assez outillé pour faire son trou dans le giron du Hard Rock/Heavy Metal. Après ce disque, ce quartette a vivoté jusqu’en 1993 avant de splitter. Pour l’anecdote, HARLET s’est reformé en 2006 et, depuis, il officie en tant que cover band et se cantonne à reprendre sur scène des classiques du Heavy des 80’s.

Tracklist:

1. Raging Eyes 
2. Don’t Stop Now
3. With a Stranger 
4. Cold of the Night 
5. Take Your Chances
6. Father 
7. Lit and Burning 
8. Faintly Living 
9. Bought ‘n Paid For

Line-up:
Todd Hall (chant)
Tommy Botsford (guitare)

Jon David (basse)
Steve Axestorm (batterie)

Label: B Flat Blo Records

Producteurs: Harlet & Tim Price

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