R-3403457-1379684340-1141.jpegLadies and Gentlemen, voici en exclusivité mondiale l’association rare de deux musiciens parmi les plus talentueux dans le genre Hard/Glam/Sleaze. A gauche, je vous présente le guitariste des stars (Billy Idol, Vince Neil, Michael Jackson), l’homme à la coiffure qui défie l’apesenteur, « The Fingers Of Rock », originaire de New York, Steveeeeeeeeeeee Stevens ! A ma droite, se trouve l’homme aux grands écarts, qui est aussi habile au saxophone et à l’harmonica, un des grands influenceurs de la mode glam 80’s, avec une coiffure qui défie les lois de l’apesenteur (Ah merde, je l’ai déjà dit!), originaire d’Helsinki, Michaeeeelllllllll Monroe !

Suite au succès d’estime de son second album solo Michael avait envie de conquérir le monde. Il garde à ses côté son fidèle lieutenant Sam Yaffa et embauche pour l’occasion Greg Ellis (Shark Island) à la batterie. Afin d’avoir un maximum d’impact, les gars arrivent à convaincre Steve Steven, déçu du succès relatif de son (excellent) projet Atomic Playboys. Le projet Jerusalem Slim est né. Musicalement on est globalement assez éloigné d’un Hanoi Rocks, on a plutôt affaire a du du bon gros Hard Us. J’ai pu lire effectivement que les fans les plus acharnés de la Grande Blonde n’ont pas vraiment aimé cet album pour ces raisons. En réalité, on est bien plus proche de ce que Steve Stevens a proposé avec son excellent Atomic Playboys. Michael déclarera ponctuellement qu’il regrettait avoir sorti cet album.

Pourtant, ce disque est bien construit et est même de très bonne facture. La production signée Michael Wagener donne beaucoup de punch à l’ensemble. En fait, je vais vous donner la clé pour apprécier cet album. Il faut l’écouter sans penser au passé d’Hanoi Rocks. Si vous y arrivez, ce ne sera que du bonheur.
L’album commence même très fort avec l’excellent Hard Us « Rock N’Roll Degeneration ». Ce titre rentre dedans est rock comme il faut. C’est énergique et idéal pour débuter un album. « Dead Man » est un mid tempo avec un très bon refrain dont seul Michael a le secret. On retrouve ici ce côté Sleaze qui sied bien et qui était absent du premier titre. « Attitude Adjustement » est un bon titre très groovy avec une bon rythme de batterie à la cow bell. C’est propre et efficace. Avec « Hundred Proof Love » on revient vers des sonorités très Hard Us typique du style de Steve. Les rythmiques sont bien balancées, le solo incroyable (comme beaucoup d’ailleurs sur ce disque), c’est un must dans le genre. « Criminal Instinct » est encore une fois une bonne compo avec un riff très bluesy rehaussé par le jeu flamboyant de Stevens. « Lethal Undergroud » est un peu moins bon que les titres précédents, sans doute parce que l’effet de surprise a disparu. Par contre avec la reprise de Little Feat, « Teenage Nervous Breakdown » on hausse le niveau d’un très gros cran. Ce rock endiablé à la Chuck Berry avec ses parties de piano déchaînées ne pourra laisser personne de bien constituée indifférent. Ça rock, ça swingue, ça donne envie de bouger son popotin, c’est un must !
« Gotta Get A Hold » et son introduction flamenco est encore un très bon titre de Hard Us où pour une fois il semble avoir une alchimie réussie entre nos deux stars. Le yankee sort ses meilleures rythmiques et riffs qui tachent, le finlandais ressort ce qui a fait son succès, des lignes vocales réussies, et surtout un refrain à la Hanoi Rocks. C’est peut être en réalité le morceau qui aurait du donner la direction musicale à l’ensemble. M’est d’avis, qui n’engage que moi, que 2 musiciens aussi talentueux qui soient peuvent difficilement cohabiter en raison d’égos surdimensionnés. Et à bien y réfléchir c’est peut être ça le gros point faible de ce disque. Enfin cette galette se termine par le très bon « Scum Lives On » qui sera réadapté sur le projet Demolition 23.

L’album au final ne sera même pas distribué aux States. Déçus, le groupe finira en eau de boudin. Steve ira rejoindre l’autre blonde Vince Neil, fraîchement virée du Crüe, sur l’excellent Exposed. Son jeu est finalement plus adapté à la musique du blondinet.
Michael et Sam eux, monteront le projet Demolition 23 plus punk, plus sleaze et finalement plus proche de ce qu’ils faisaient avec Hanoi Rocks. Il demeure néanmoins que ce Jerusalem Slim est de bonne facture et sera à jamais pour nos deux stars un intermède dans leur carrières respectives.

Tracklisting :
01. Rock’N’Roll Degeneration
02. Dead Man
03. Attitude Adjustment
04. Hundred Proof Love
05. Criminal Instict
06. Lethal Underground
07. Teenage Nervous Breakdown
08. Gotta Get A Hold
09. The World Is Watching
10. Rock’N’Roll Degeneration [Demo]
11. Teenage Nervous Breakdown [Demo]
12. Scum Lives On

Musiciens :
Michael Monroe – Chant, Saxophone, Harmonica, Guitare Rythmique, Piano
Sami Yaffa – Basse
Steve Stevens – Guitare (et quelle guitare!), Basse
Greg Ellis – Batterie
Ian McLagen – Piano

Producteur : Michael Wagener

Label : Mercury

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