512b2XEldbLAvec Sin After Sin et Stained Class, le Priest s’est imposé comme étant le groupe de Hard/Heavy qui va bien dans cette décenie 70 qui s’achève. Le groupe bat le fer tant qu’il est chaud en sortant son 5 eme album Killing Machine seulement 8 mois après un très bon Stained Class.

Aux USA, le nom Killing Machine ne plaisant pas aux Messieurs de la censure, le nom de Hell Bent For Leather (traduction littérale, j’ai un penchant pour le cuir…) sera préféré. C’est vrai un trip sado maso avec cravaches et martifouettes , ça fait moins dangereux qu’une machine qui tue. Quoique…
Ce titre Hell Bent For Leather, était sans doute mieux choisi. Le groupe d’ailleurs a changé son look pour de nouvelles tenues plus seyantes en cuir… Mode et usage rependus dans les milieu Gay. Sauf qu’à l’époque, peu de personnes avaient fait le rapprochement avec les orientations sexuelles de Rob Halford et sa combinaison toute en cuire, martifouette inclus. Ce qui est marrant par contre, c’est que le Priest a involontairement lancé cette mode dans ce petit monde qu’était le Hard/Metal pendant de très longues années. Genre musical ou l’on affirme bien haut son hétérosexualité…

Le groupe reprend là où il s’est arrêté à la nuance près que tout y est ici plus direct, plus simple, avec moins de parties instrumentales. Il reste bien sur quelques classiques imparables (et légendaires!) qui confirment que Judas Priest est une valeur sure du heavy metal : « Delivering the goods », « Running wild » et surtout le mythique « Hell Bent For Leather » qui sera l’entame des concerts du groupe pendant de longues années.

Alors des tueries, y’en a comme « Rock Forever » et une très belle ballade, « Before the Dawn », presque aussi bonne que « Beyond the realms of death ». Mais on sent aussi une p’tite tentative de percée commerciale avec quelques titres plus joyeux (« Take on the world », « Evening star »), alors que jusque là, le Priest était un groupe très austère, symbolisant le heavy metal et son aspect le plus martial.
On retiendra également l’excellente reprise du « Green Manalishi » de Fleetwood Mac, pratiquement méconnaissable. Le titre est encore régulièrement joué par le groupe 40 ans plus tard.
Et même si les autres titres sont agréables dans l’ensemble, ils ne sont pas exceptionnels et on sent un essoufflement dans l’inspiration du Priest, notamment sur les moyennes « Evil fantasies », « Burnin’ up » et surtout le très fatigant « Take on the world » sorte de réponse du Priest au « We Will Rock You » de la Reine mais sans un pet d’inspiration.
Il était donc temps que le Priest change de fusil d’épaule. En simplifiant, modernisant et en durcissant davantage sa musique, le Priest sortira quelques 2 ans plus tard son légendaire British Steel.

Killing Machine marque donc la fin d’une époque couronnée de succès. C’est un album de transition.

Tracklisting :
1. Delivering the Goods
2. Rock Forever
3. Evening Star
4. Hell Bent for Leather
5. Take on the World
6. Burnin’ Up
7. The Green Manalishi
8. Killing Machine
9. Running Wild
10. Before the Dawn
11. Evil Fantasies
12. Fight For Your Life (Live)
13. Riding On The Wind (Live)

Musiciens:
K.K. Downing-guitare
Glenn Tipton-guitare
Tim Owens- Chant
Scott Travis- Batterie
Ian Hill-basse

Producteur : Judas Priest, James Guthrie

Label : Columbia

Auteur : David

Etoffé par Nikki

Publicités