greystone-canyon-710x710A priori, ce groupe a tout pour plaire. Pensez donc: un nom super cool (GREYSTONE CANYON) et une pochette d’album qui évoquent le Far West, les bons vieux westerns. Pour couronner le tout, le premier album de ce groupe a pour titre While The Wheels Still Turn, ce qui, avouez-le, en jette. Qui plus est, la bio de ce groupe australien (eh oui !) mentionne comme influences les scènes Hard/Heavy des 70’s et 80’s. Voilà de quoi mettre la puce à l’oreille à votre serviteur, attiser sa curiosité.

Ce premier jet de GREYSTONE CANYON se veut donc influencé par la scène Hard/Heavy des 80’s. A l’écoute de ce While The Wheels Still Turn, on s’aperçoit que la bio du groupe ne ment pas puisqu’on ressent les influences de QUEENSRŸCHE, MEGADETH (période 90’s), Ozzy OSBOURNE, BLACK LABEL SOCIETY, ce qui lui confère un côté plus moderne, plus brut de décoffrage aussi.

9 titres composent ce premier album de GREYSTONE CANYON, dont 3 instrumentaux. Enfin, 2 instrumentaux, plutôt car « Keeping Company With The Dead » s’avère plutôt être une courte intro anecdotique, digne d’un teaser. « Cinco Cuerda Bandito » est un instrumental acoustique assez simple. Mais c’est surtout « Sombrero Serenade » qui attire le plus l’attention car cet instrumental hispanisant est le plus travaillé, le plus marquant et s’avère le plus réussi de tous. D’ailleurs, le quartette australien devrait davantage creuser dans ce sens en y intégrant des ingrédients épiques et en s’inspirant éventuellement de B.O de westerns, par exemple.

Et les autres titres, dans tout ça ? Et bien, venons-en. Les compos délivrées par GREYSTONE CANYON sont plutôt à tendance mid-tempo et se situent dans le sillage du Metal mélodique. Et les influences du quartette australien citées dans le second paragraphe de la chronique sont très palpables sur « Astral Plane » qui met en valeur les talents des musiciens, en particulier les 2 guitaristes (Darren Cherry et Richard Vella) qui gratifient l’auditeur de belles envolées à la six-corde, que ce soit au niveau des riffs ou des solos, ainsi qu’une bonne louche de groove grace à la section rythmique. Quand à la voix de Darren Cherry, elle aurait tendance à être beaucoup plus conforme à ce qu’on a l’habitude d’entendre dans le Modern-Rock et je dois avouer que je n’ai guère accroché à son timbre de voix. Heureusement que ce détail est compensé par les bonnes intentions et les bonnes idées qui parsèment ce disque. Ainsi, le potentiel de GREYSTONE CANYON est le plus mis en avant sur l’accrocheur et catchy « Take Us All », bourré d’harmonies, de nuances, avec notamment cette alternance entre couplets calmes, modérés et refrain plus énergique. Dans un registre plus teinté Heavy-Rock, on a droit à « In These Shoes » qui, après avoir été mis sur orbite par une intro bluesy, oscille entre Hard Rock moderne et Heavy-Prog et se distingue par des changements de tempo bien sentis, ainsi que « Path We Stray » dont le caracère épique lui confère une atmosphère particulière, sans oublier le pont mélodique introduisant le solo de guitare qui interpelle l’auditeur car assez inattendu.

2 ballades complètent cet opus. « The Sun Sets » est parfaitement en accord avec la pochette de l’album et le nom du groupe, si je puis dire, car on a droit ici à une power-ballad bluesy très roots, aux accents westerns et elle est assez bien travaillée, même si elle aurait gagné à être un peu écourtée, son final s’avérant aussi inutile que superflu. En revanche, l’autre ballade, « River Of Fire », est trop calquée sur ce que font habituellement les groupes de Post-Grunge, voire de Modern-Rock et l’on en viendrait presque à se demander si GREYSTONE CANYON recherche le hit facile pour le coup. En fait, seules les interventions guitaristiques, notamment sur le solo, sauvent ce titre du ratage total, le refrain étant quand même assez pénible à supporter.

En conclusion, je dirai que les australiens de GREYSTONE CANYON se sont fendus d’un premier disque intéressant, notamment grace au travail époustouflant abattu par les guitaristes, aptes à créer des soli véloces, athlétiques. Il est simplement dommage que le chanteur soit en dessous des autres musiciens, en tout cas pas très impressionnant. Ce premier album regorge donc de choses intéressantes, mais qui demandent à être améliorées, développées, perfectionnées avec le temps (comme chez de nombreux autres groupes, en passant). Pour ma part, je ne demande qu’à davantage aimer GREYSTONE CANYON, mais il lui faut trouver sa propre formule, avoir enfin de véritables hymnes à son tableau de chasse (c’est ce qui lui manque, pour l’instant).

Tracklist:

1. Keeping Company With The Dead
2. Astral Plane
3. In These Shoes
4. Cinco Cuerda Bandito
5. Take Us All
6. Sombrero Serenade
7. River Of Fire
8. Path We Stray
9. The Sun Sets

Line-up:
Darren Cherry (chant, guitare)
Richard Vella (guitare)
Dave Poulter (basse)

Luke Wilson (batterie)

Producteurs: Sham Hughes & Richard Vella

Label: Rockshots Music

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