R-8090883-1495632867-8263.jpegLe succès de Loudness a donné aux Etats-Unis un vague intérêt pour scène Heavy Metal japonaise. Profitant de l’occasion, Anthem va s’offrir le luxe d’une tournée américaine (la première partie sera tenue par Racer X, le groupe de Paul Gilbert). Témoins de ce fait d’arme glorieux, The Show Carries On!, premier album live du groupe. Si la version initialement sortie proposait que dix titres, le concert complet est depuis sorti pour notre plus grand bonheur.

C’est un condensé de ce que le groupe a fait de mieux avec ses trois premiers albums qui se retrouvent sur ce live. Anthem a eu la bonne idée de commencer avec l’énorme « Machine Made Dog » (et son intro « Limited Lights »), parfait pour être dans le bain. A dire vrai, le son déçoit un peu et aurait pu être plus puissant, surtout au niveau de la guitare, même pour 1987. Si j’en crois la chronique du Barón al rojo vivo par Volumenbrutal sur ce même site, j’en conclu que la production des albums live n’était pas le point fort de Chris Tsangarides. Bon rien de honteux, mais c’est quand même un peu dommage. Une fois ce point faible accepté, on peut se délecter des « Empty Eyes », « Tightrope Dancer » et autres « Show Must Go On ». Indiscutablement, Anthem est un groupe qui sait mettre le feu en live. Le jeu de basse de Naoto Shibata est énorme tandis que Hiroya Fukuda nous illumine de ses riffs et ses solos de premier ordre. Quant à Eizo Sakamoto, sa voix éraillée passe plutôt bien le cap du live et il semble être une vraie bête de scène (une version vidéo serait sortie mais je ne suis arrivé à trouver d’extraits nulle part). Il n’y a que le batteur Takamasa Ohuchi qui soit un peu en deçà. Oh bien sûr, il tient bien le rythme et a une vraie frappe de bucheron, mais son jeu n’est pas très original comparé à celui de ses confrères qui se distinguent un peu plus.

Anthem ne ralentit pas la cadence avec « Soldiers », « Black Eyed Tough » et « Bound To Break », que du bon ! L’enchaînement solo de guitare et solo de batterie apparaitra sans doute comme un passage dispensable pour certains, mais prouve la grande dextérité de Fukuda. Cela dit, on sera malgré tout satisfait de retrouver le reste du groupe sur l’excellent « Headstrong ». Et ce n’est pas le deuxième CD qui va faire baisser la pression avec « Night After Night », « Lay Down » ou encore « Rock N Roll Stars ». Le concert finit dans l’apocalypse avec le speed « Steeler » et l’énormissime « Wild Anthem ». Finalement, le Japon semble avoir vaincu les USA, sauf que la bombe était musicale et pas atomique (c’est plus propre). Trois titres supplémentaires issus d’un autre concert nous sont offerts avec une seconde version de « Soldiers » (on aurait préféré un titre pas encore présent), « Rock N Roll Survivor » et « Warning Action ». Sympa, même si cela fait un peu baisser l’ambiance, vu que nous ne somme plus dans la continuité.

En résumé, dans sa version complète, et pas la première sortie, The Show Carries On!, est un excellent live et un parfait résumé de la première partie de la carrière du groupe, et ce malgré une production pas tout à fait à la hauteur. Hélas, le chanteur Eizo Sakamoto quittera le groupe après cela et si son remplaçant ne démérita pas, un changement de chanteur reste toujours un traumatisme pour les fans.

Tracklist:
CD1:
1. Limited Lights
2. Machine Made Dog
3. Empty Eyes
4. Tightrope Dancer
5. Show Must Go On!
6. Soldiers
7. Black Eyed Tough
8. Bound To Break
9. Guitar Solo / Drum Solo
10. Headstrong

CD2:
1. Night After Night
2. Lay Down
3. Rock’n’Roll Stars
4. Steeler
5. Wild Anthem
6. Soldiers
7. Rock’n’Roll Survivor
8. Warning Action!

Musiciens:
Eizo Sakamoto: Chant
Hiroya Fukuda: Guitare
Naoto Shibata: Basse
Takamasa Ohuchi: Batterie

Producteur: Chris Tsangarides

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