R-2482989-1286508131.jpegDeux ans après la sortie de leur premier opus, les 5 desperados de JUNKYARD pointent de nouveau le bout de leur rock n’roll aux allures de Ford Mustang. Pourtant, jouissant d’une production de bien meilleure qualité on découvre un groupe plus subtil qu’à l’accoutumée qui semble avoir perdu en rogne ce qu’il a gagné en maturité. Curieusement au rayon des titres Hard Rock, on ne compte plus cette fois-ci en tout et pour tout que trois compositions : « Nowhere To Go But Down », « Lost In The City » et « Back On The Streets ». Ce titre aurait pût ouvrir le feu en guise de hit-single potentiel mais ça n’ira malheureusement pas plus loin puisque Geffen laissera tomber le groupe un an plus tard (…mais ça c’est une autre histoire !). Bien aidée par la production de Ed Stasium, 6, 7 & 9 illustre davantage l’autre face de la musique de JUNKYARD, celle qui puise dans ses racines sudistes. On découvre également un groupe qui manifeste peut-être un peu moins de personnalité que sur l’album précédent. Ainsi c’est un David Roach plus qu’assagi qui chante comme Bret Michaels sur le mid-tempo « All The Time In The World ». « Misery Loves Company » est un deuxième mid-tempo qui évoque THE QUIREBOYS voir le BON JOVI de la BO de Young Guns. Quant à « Throw It All Away », il n’est pas sans évoquer l’AEROSMITH époque Done With Mirrors. En fait, deux blues rock font cette fois-ci office de pièces maîtresses et ne manqueront pas d’attirer votre attention : « Give The Devil His Due » et plus particulièrement « Killing Times ». Ce dernier n’étant pas sans évoquer AC/DC et son fameux « Squealer ». Deux ballades composent également cet album. La guitare acoustique et l’orgue hammond qui introduisent « Slippin’ Away » (écrit en collaboration avec Steve Earle) cèdent un peu facilement à la mode alors en pleine effervescence de la ballade country -rock. Comme beaucoup d’autres formations de l’époque, le groupe s’est repassé en boucle le fameux « Wild Horses » des ROLLING STONES. Sans être désagréable, « Clean The Dirt » exploite également la même formule. Vous l’aurez compris, sans être vraiment mauvais, 6, 7 & 9 ne fait finalement qu’exploiter de vieilles recettes déjà largement utilisées par d’autres formations surtout à l’époque. JUNKYARD demeure néanmoins un excellent groupe de Hard Rock mais si vous voulez vous en convaincre commencez plutôt par l’album précédent.

Tracklist:
1. Back On The Streets
2. All The Time In The World
3. Give The Devil His Due
4. Slippin Away
5. Nowhere To Go But Down
6. Misery Loves Company
7. Throw It All Away
8. Killing Time
9. Clean The Dirt
10. Lost In The City

Musiciens:
David Roach-Chant
Chris Gates-Guitare
Brian Baker-Guitare
Clay Anthony-Basse
Patrick Michael Muzingo-Batterie

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