STRYPER_GDE_2018Id3QUVzCQOJIv_600x600Le moins que l’on puisse dire c’est que ces dernières années on est plutôt gâtés avec Michael Sweet. Entre Stryper, les concerts et son projet (plutôt bien ficelé d’ailleurs) avec Lynch, je ne pense pas que ce gars la dors souvent. Stryper est donc de retour avec son tout nouvel album, leur 12eme pour être précis, God Damn Evil.
Entre la sortie de Fallen et ce nouvel effort, il y a eu des changements chez les enfants de Dieu. Pour la énième fois Tim Gaines a claqué la porte (d’ailleurs on se demande à quoi ça sert de revenir continuellement et de repartir aussi souvent) et a été remplacé par Perry Richardson (ex Firehouse) à la basse.

Fallen était un très bon album, et il faut le reconnaître qu’il ne souffrait pas vraiment de temps morts. Les gars avaient la lourde de tache de faire au moins aussi bien. Ont-ils tenu leur pari ?

Et bien la réponse est pas tout à fait. Cette nouvelle galette est de très grande qualité, une fois de plus me direz vous, mais le rendu n’est pas aussi convaincant que son prédécesseur. Fallen était, avec le recul, l’album que l’on attendait d’eux, la prise de risque a été minime et Stryper a fait du Stryper et… bien. God Damn Devil, qui s’il garde en lui la recette unique du groupe, est un peu plus aventureux. Parfois avec réussite, parfois avec des semi plantages (et encore, si tous les groupes se plantaient comme ça, on aurait certainement moins de disques médiocres à se mettre dans les oreilles).

D’ailleurs l’album commence avec un « Take It To The Cross » assez expérimental. Pourtant au début tout commençait pour le mieux, des gros riffs made Michael Sweet mais une fois le refrain qui arrive, comment dire, c’est plutôt indigeste. Ce chant accéléré et suraigu est une vraie torture pour les oreilles. Aie aie ça commence plutôt mal. On notera la présence de Matt Blanchard (Shadows Fall) qui vient poser quelques growls en backing vocals.
Heureusement, Stryper remonte le niveau avec un excellent titre, peut être même un de leurs tous meilleurs, avec « Sorry ». L’introduction avec son gros riff martial et heavy est un régal. Les lignes de chant parfaites, un refrain facilement mémorable; ce titre a tout d’un hit en puissance.
L’album finalement s’écoute assez facilement. Il y a quelques temps moins intéressants comme « You Don’t Even Know Me », « Lost » (et son refrain où Michael pousse trop dans les aigus et ça passe moyennement) ou « Sea Of Thieves » qui sont finalement assez téléphonés et n’apportent pas grand-chose. « Beautiful » est dans la même veine mais est sauvé par un bon refrain.
Sinon les autres morceaux sont réussis. Le morceau titre « God Damn Evil » est assez bluesy mais à la sauce Stryper. Le refrain est efficace et mémorisable facilement. C’est du Grand Stryper et aussi un hit en puissance qui fera à ne point douter son effet en live.
« The Valley » est plus lent et posé avec un petite touche orientalisante. Le solo est magistral, le dialogue entre Michael et Oz Fox est parfait. Ça shredde sec et ça fait du bien.
Ça faisait longtemps que les gars n’avaient pas proposé de ballades et bien c’est chose faite avec « Can’t live Without Your Love ». Et vous savez quoi, elle est réussie. Certainement pas au niveau de leurs meilleures mais elle est suffisamment bien foutue pour faire son effet.
« Own Up » est un morceau sympa, très hard us avec de la cowbell (si si!) et un chouette solo. Pas le morceau du siècle mais il fait son bon effet.
Enfin l’album se termine par le très rapide « The Devil’s Doesn’t Live Here » et clôt magistralement l’album. Dommage que ce titre ait été proposé en toute fin, ça aurait cassé la moitié du disque un peu plus banale à écouter.

Si ce God Damn Evil est un peu moins bon que son prédécesseur Fallen, il reste un album de très bonne qualité et il prouve une fois de plus que Stryper est actuellement un groupe en forme.

Ma Note 15/20

Tracklisting :
1. Take It To The Cross
2. Sorry
3. Lost
4. God Damn Evil
5. You Don’t Even Know Me
6. The Valley
7. Sea Of Thieves
8. Beautiful
9. Can’t Live Without Your Love
10. Own Up
11. The Devil Doesn’t Live Here

Musiciens :
Michael Sweet – lead vocals, guitar
Robert Sweet – drums, percussions
Oz Fox – guitar, backing vocals
Perry Richardson – bass guitar, backing vocals

Producteur : ?

Label : Frontiers

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