mi0003562675Nous approchons de la fin des 80’s et RATT a déjà accompli un sacré bout de chemin: 1 EP et 3 albums studios ont installé le quintette californien en tant que valeur sûre du Hard US, tout en étant quand même un cran en dessous des BON JOVI et MÖTLEY CRÜE. La sortie de Reach For The Sky est un test très important pour Stephen Pearcy & Co. Car, après avoir démarré en trombe, l’album Dancing Undercover, bien que d’un bon niveau, a marqué une stagnation du combo américain tant sur le plan artistique que commercial. Et la concurrence se fait de plus en plus rude car des jeunes groupes comme POISON, CINDERELLA et GUNS N’ ROSES ont les dents longues et affichent ouvertement leurs envies de tout casser.

Qu’en est-il exactement de ce Reach For The Sky, 4ème album studio de RATT ? Et bien, celui-ci démarre de manière satisfaisante: le punchy « City To City » (avec le tempo qui s’accélère un peu vers la fin), l’imparable « I Want a Woman » qui voit Stephen Pearcy chanter sur le refrain « I want a woman/Not a little girl » (une résolution que devraient prendre certains p’tits jeunes ;+)) et l’entêtant et groovy « Way Cool Jr. », qui permet à RATT de concurrencer méchamment AEROSMITH sur son propre terrain, sont d’un très bon niveau et montrent que le groupe californien maitrise parfaitement le style dans lequel il évolue.

La suite, malheureusement, est bien moins reluisante et montre que RATT a fait illusion le temps de quelques titres. Ainsi, cet album propose un enchainement de titres peu ou pas inspirés et donnant l’impression de se répéter par rapport aux précédents opus. « Don’t Bite The Hand That Feeds », « No Surprise », pour ne citer qu’eux, n’apportent pas grand chose de plus et pourraient, au mieux, être considérés comme des faces B des albums précédents. Même la simili-ballade « I Want To Love You Tonight » ne relève pas le niveau d’ensemble tellement elle est quelconque, sans éclat.

Outre les 3 premiers titres, on mentionnera quand même le musclé et vitaminé « Chain Reaction » et, à la rigueur, le riff d’intro de « Bottom Line » parmi les bonnes choses à retenir de cet album. Mais il est clair que RATT s’essouffle au niveau de l’inspiration.

Le constat est le suivant, le groupe californien, fort du succès de ses précédents albums, ne s’est guère remis en question et donne l’impression de tourner en rond. Autant le précédent opus (Dancing Undercover) contenait plusieurs titres solides pour compenser un certain manque d’évolution musicale, autant ce « Reach For The Sky » pêche par son excès de remplissage et indique clairement que RATT a besoin de sang neuf. Finalement, on ne retient que 4 bons titres (dont les 2 classiques « I Want A Woman » et « Way Cool Jr. »), ainsi que le jeu de guitare de Warren De Martini sur ce disque. Quoi qu’il en soit, RATT a perdu quelques plumes face à la concurrence…

 

Tracklist:

1. City To City
2. I Want A Woman
3. Way Cool Jr.
4. Don’t Bite The Hand That Feeds
5. I Want To Love You Tonight
6. Chain Reaction
7. No Surprise
8. Bottom Line
9. What’s It Gonna Be
10. What I’m After

 

Line-up:

Stephen Pearcy (chant)
Warren DeMartini (guitare)
Robbin Crosby (guitare)
Juan Croucier (basse)
Bobby Blotzer (batterie)

 

Producteurs: Beau Hill & Mike Stone

 

Label: Atlantic Records

 

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