Judas-Priest-Firepower-CD-65898-1« Firepower: le feu et le pouvoir du heavy metal » résume parfaitement le 18e album des Judas Priest. Après Reedemer of Souls sorti en 2014, voici un nouvel opus si puissant que chaque chanson pourrait faire office de single. Pour les fans sceptiques, l’écouter est tout ce qui reste à faire ; la lourdeur des riffs, l’énergie de Ian Hill et la profondeur de la voix de Robert Halford sont mieux appréciées à travers des haut-parleurs !

Remplie de force et de conviction, chaque piste s’imbrique pour s’unir dans l’affirmation générale portée par le choix du titre de l’album : Firepower. Comme à son habitude, le message véhiculé par Judas Priest parle de croyance en soi, de détermination et de triomphe sur les difficultés tout comme le démontre le titre « Rising from the Ruins ». C’est pourquoi il a sa place dans le contexte actuel. Plus qu’un message livré par celui que l’on nomme le « Dieu du Métal », ce nouvel album entraîne l’auditeur aux tréfonds du métal, là où tout a commencé.

Une sonorité Old School et des riffs sortis tout droit de Birmingham, voilà le cœur de la composition. Il ne fait aucun doute que ce nouvel opus est un manifeste de l’essence même de Judas Priest : des chœurs, des solos de guitare à couper le souffle, une rythmique endiablée grâce à une batterie au tempo variable. Le coup d’envoi ? Certainement les deux premières chansons déjà présentées au public en guise de mise en bouche : « Firepower » et « Lightning Strike ». Avec « Firepower » le groupe s’enflamme ; une approche thrash et brute est adoptée. Il n’est plus question d’explications ; il est temps de se défouler ! Les headbangers ne seront pas déçus. Les riffs de Glenn et de Richie appuyant parfaitement la voix de Robert Halford font vibrer une pulsion intérieure. S’ouvrant sur une vibe à la Painkiller, « Lightning Strike » plonge l’auditeur au cœur du thrash, du brut, des triplet-based riffs intenses et enivrants débouchant sur une chanson classique de heavy metal : « Evil Never Dies ». Le break central rappellera peut-être à certains « The Sentinel ».

A soixante-six ans, Robert Halford n’a rien perdu de sa voix. Plus mature, plus grave, elle explose de toute sa grandeur dans « Never the Heroes ». Perchée entre un tenor et un bariton, elle exprime avec puissance le message : « Never the heroes / We were made to fight ». Après cette profonde déclaration, « Necromancer » accélère la cadence : rapide, hard, remplie d’humour noir, elle démontre le groove exceptionnel de Scott Travis. La transition de la batterie entre la half-time à la double-time amène une rythmique accentuant les propos ; aucun doute, la Bête a définitivement été lâchée pour rugir six chansons plus loin dans « Traitors Gate » : « Out of the dark / Into the light / Leaving my mark » !

Firepower est exactement ce dont le Métal a besoin en 2018 : un retour en force aux sources dans lequel Tom Allom a peut-être joué un rôle ? Si, suite à la maladie de Glenn Tipton, cet album devait être le dernier, ils tireraient leur révérence en délivrant un message puissant et un opus majestueux.

Tracklisting:
01. Firepower
02. Lightning Strike
03. Evil Never Dies
04. Never The Heroes
05. Necromancer
06. Children of the Sun
07. Guardians
08. Rising From Ruins
09. Flame Thrower
10. Spectre
11. Traitors Gate
12. No Surrender
13. Lone Wolf
14. Sea of Red

Musiciens:
Rob Halford – chant
Glenn Tipton – guitare
Richie Faulkner – guitare
Ian Hill – basse
Scott Travis – batterie

Producteur: Tom Allom et Andy Sneap

Artwork : Claudio Bergamin

Date de sortie :  9 Mars 2018

Label:  Colombia Records

Website:  www.judaspriest.com

 

 

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