cheaptrick1977L’histoire de Cheap Trick débute à Rockford, ville de l’Illinois pas spécialement réputée pour son ensoleillement, mais qui deviendra pourtant le berceau de ce quatuor rayonnant formé par Rick Nielsen, Tom Petersson, et Brad Carlson (alias Bun E. Carlos) sur la base d’un ancien groupe nommé FUSE. Nous sommes alors en 1974, et l’emblématique chanteur que deviendra Robin Zander n’est pas encore de la partie. Cheap Trick enregistre d’abord des démos avec Randy Hogan (surnommé Xeno) au micro. Mais ce dernier quitte rapidement le groupe, et Cheap Trick poursuit son rodage avec le fameux Robin Zander qui se joint au trio de base vers 1975. De nouveaux enregistrements sont réalisés, le groupe commence à se produire sur scène partout où il le peut, et ses efforts commencent à payer en 1976, après un concert où Cheap Trick est repéré par le producteur Jack Douglas (Aerosmith) qui les recommande à Tom Werman, en charge à l’époque de la direction artistique du label Epic. Cheap Trick est alors signé et entre en studio à New York avec le producteur qui les avait débusqués.

En résulte un album qui sortira sans faire beaucoup de remous au début de l’année 1977, mais qui contient déjà une partie des éléments que nous retrouverons plus tard, dans une déclinaison toutefois plus sauvage et dans l’ensemble moins propre à susciter l’enthousiasme. C’est le cas sur des titres comme le mid tempo « Speak Now Or Forever Hold Your Peace » (une reprise d’un vieux titre de TERRY REID qu’on aurait pu croire écrit pour Cheap Trick), « The Ballad Of TV Violence », les plus sombres encore « Taxman Mr. Thief » et « Cry, Cry », ou dans un registre plus hard rock « Daddy Should Have Stayed In High School ». Le titre le plus efficace de l’album, « Elo Kiddies », qui deviendra d’ailleurs un classique du groupe (notamment au Japon où le groupe jouira très vite d’une réputation enviable) a également tendance à tremper dans ce genre de rock assez sombre, et il ne reste finalement guère que le dernier titre, et dans un genre plus crasseux « Hot Love », pour donner un aperçu de ce vers quoi évoluera Cheap Trick dès l’album suivant : sans y aller franchement encore, « Oh Candy » laisse entrevoir un horizon plus ensoleillé et redonne un sourire qui ne nous quittera pas de sitôt sur les albums suivants.

Tracklist :
1. Hot Love
2. Speak Now Or Forever Hold Your Peace
3. He’s A Whore
4. Mandocello
5. The Ballad Of TV Violence (I’m Not The Only Boy)
6. Elo Kiddies
7. Daddy Should Have Stayed In High School
8. Taxman, Mr. Thief
9. Cry, Cry
10. Oh, Candy

Musiciens :
Robin Zander : chant, guitare
Rick Nielsen : guitare, choeurs
Tom Petersson : basse, choeurs
Bun E. Carlos : batterie

Producteur : Jack Douglas

Label : Epic

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