motionless-in-white-graveyard-shiftTrois ans après Reincarnate, album qui a connu un gros succès aux US, Motionless In White est de retour en 2017 avec son quatrième opus. On aurait presque cru que cet album n’allait jamais voir le jour tant MIW a pris son temps pour le sortir. Un premier élément de réponse à cette attente est le départ de Josh Balz (claviers/synthés) après presque dix ans dans le groupe et qui a dû secouer l’écriture et l’enregistrement de cet album.
Graveyard Shift s’ouvre sur « Rats » et son intro aux synthés avant que la déferlante de riffs nous tombe sur le coin du visage. Impossible de ne pas faire un rappel avec les précédents efforts du combo, ni de ne pas remarquer la forte ressemblance entre le chant clair de Chris Motionless et celui de Marilyn Manson. C’est toujours aussi frappant et on sent que le frontman aime bien jouer sur cet aspect pour tromper son auditoire. Ce premier morceau est un bon indicateur de ce que nous réserve ce quatrième opus avec peu de temps morts, une alternance chant clair/chant crié sur chacun des titres, un synthé toujours aussi présent que ce soit en tant qu’élément central ou alors en support des guitares, des refrains qui restent en tête et des moments construits pour décrocher des mâchoires dans la fosse !

Korn a toujours été une influence forte de la musique de Motionless In White et Graveyard Shift ne déroge pas à la règle. C’est donc un réel plaisir que de voir le frontman du célèbre combo neo-metal, Jonathan Davis, venir poser sa voix sur le morceau « Necessary Evil ». Au coeur de cet album, Motionless In White fait un clin d’oeil à son précédent opus avec un « Not My Type: Dead As Fuck 2 », suite logique de « Dead As Fuck » sur Reincarnate.

Si chaque morceau vaut le détour sur ce Graveyard Shift, quelques titres se démarquent de la meute. On pensera notamment à « Soft » qui porte très mal son nom puisque ce morceau est le plus violent de l’album avec notamment en plein milieu la ligne vocale « suck my middle fucking finger » avec ensuite un « blergggh » à faire pâlir les meilleurs hurleurs de metal tant il est puissant et crade. « The Ladder », « Hourglass » ainsi que les deux singles « 570 » et « Eternally Yours » sont aussi au rendez-vous des titres à ne pas manquer sur cet opus.

Si comme moi vous aimiez quelques titres de Motionless In White, et que vous pensiez que ce groupe avait un réel potentiel, alors cet album est pour vous. On sent que le combo a pris son temps, ne s’est pas précipité pour sortir un album afin de surfer sur le succès de Reincarnate et au final on se retrouve devant nous avec douze morceaux homogènes et en même temps assez uniques pour ne pas lasser l’auditeur. Motionless In White évite les moments calmes au maximum et lorsque le sextet baisse le ton sur le titre final « Eternally Yours’, c’est magique et cela clôt à la perfection l’album.

Avec un peu plus de dix ans de carrière et un quatrième album sous le coude, Motionless In White est à un moment charnière de sa vie et cet album a toutes les qualités pour être celui qui va propulser le combo de Scranton dans une autre dimension !

Tracklisting :
1. Rats
2. Gueen For Queen
3. Necessary Evil (feat. Jonathan Davis)
4. Soft
5. Untouchable
6. Not My Type : Dead As Fuck 2
7. The Ladder
8. Voices
9. LOUD (Fuck It)
10. 570
11. Hourglass
12. Eternally yours

Musiciens :
Christopher « Motionless » Cerulli – chant
Ryan Sitkowski – guitare solo
Richard « Ricky Horror » Ols – guitare rythmique
Devin « Ghost » Sola – basse
Vinny Mauro – batterie

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