R-377464-1362069158-3166.jpegUn an après leur premier album, Kill Em All, qui avait rencontré un très bon succès aux USA, METALLICA décide de continuer sur sa lancée, et de sortir un deuxième opus. Durant cette année, Metallica s’est rodé en live (une longue tournée avec RAVEN à travers les USA), s’est trouvé, et a aussi beaucoup mûrit. A peine la tournée finie, le groupe décide d’engager Flemming RASMUSSEN, producteur danois (MERCYFUL FATE entre autre), pour s’occuper de ce nouvel opus, et tenter de conquérir l’Europe.

Car si Kill Em All possédait une production un peu brouillon, un son très brut de décoffrage, ce Ride The Lightning ne souffre d’aucun de ces problèmes. Le son est profond, clair, on parvient à distinguer tous les instruments (la basse énorme de Cliff). Seul la double pédale de Lars semble un peu effacée.

Nous voilà donc avec cette nouvelle galette entre les mains. Une chaise électrique, des éclairs, une pochette assez terrifiante donc. Cette pochette est d’ailleurs un indice de la maturité atteinte par le groupe depuis l’année précédente. Les quatre chevaliers parlent désormais de sujet beaucoup plus sérieux, comme la condamnation à mort (« Ride The Lightning »), le suicide (« Fade To Black »), l’enfermement (« Escape ») ou les dix plaies d’Egypte (« Creeping Death »).

L’album débute donc avec « Fight Fire With Fire », sous une intro calme et mélancolique à la guitare acoustique, avant que tout cela ne se retrouve noyé sous un déluge de riffs Thrash, et hargneux à souhait. « Ride The Lightning » est un peu moins rapide, mais la tension qui règne tout au long de la chanson est totalement terrifiante ! Kirk HAMMETT nous pond là des solis terribles, tandis que James HETFIELD se contente de servir des riffs tranchants comme ce n’est pas permis. « For Whom The Bell Tolls » arrive, avec ses retentissements de cloches, et ce solo de basse, devenu légendaire. Cliff BURTON dans toute sa splendeur. Encore une fois, l’ambiance est sombre, macabre… L’une des chansons de METALLICA qui se rapproche le plus du style BLACK SABBATH. Vient ensuite « Fade To Black », la première ballade de METALLICA, qui leur vaudra plusieurs reproches (oui, déjà à l’époque). A nouveau, la chanson commence sur un air mélancolique à la guitare sèche, avant que le rythme ne s’énerve sur les refrains et à la fin de la chanson, qui se termine sous un déluge Thrash et un solo de la mort inévitable.

La seconde face débute sur « Trapped Under Ice », un morceau Thrash de chez Thrash, l’un des plus agressif de METALLICA. L’intro de « Espace » tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais c’est pour mieux nous assommer. En effet, après cela vient « Creeping Death », le morceau le plus joué en live par le groupe. A partir de là, je ne pense plus avoir à faire de commentaires. Le classique du groupe à mes yeux, une furie Thrash totalement terrible ! L’album se termine finalement par un instrumental, « The Call Of Ktulu », avec à nouveau une intro calme et mélancolique. La chanson est assez sombre et mystérieuse là aussi. Un très bon moyen de finir ce chef-d’œuvre.

Bien que pour certain Master Of Puppets soit plus abouti, Ride The Lightning reste pour moi, le chef d’œuvre absolu du groupe. Des classiques à la pelle, une production qui a très bien vieillie, un groupe au sommet de son art (Lars détruit sa double pédale, Cliff fait ronronner sa basse comme jamais, et nous livre des riffs cultes comme celui de  » For Whom The Bell Tolls « …) On peut facilement dire que ce Ride The Lightning sera le brouillon de Master Of Puppets, tant les ressemblances sont frappantes (intro à la guitare sèche, morceau titre en seconde position, ballade en quatrième position, instrumentale en fin d’album…).

En tout cas, c’est un album culte à posséder absolument…

Auteur: Taker5962

Tracklist:
1. Fight Fire With Fire
2. Ride The Lightning
3. For Whom The Bell Tolls
4. Fade To Black
5. Trapped Under Ice
6. Escape
7. Creeping Death
8. The Call Of Ktulu

Musiciens:
James Hetfield: Chant et Guitare
Lars Ulrich: Batterie
Kirk Hammet: Guitare
Cliff Burton: Basse

Producteur: Flemming Rasmussen

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